ven. 01 oct.

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Grenoble

#expo haiga et haïku

Nous acceuillons une exposition de Haigas. Ces dessins sont les reflets crées pour des haikus; Des illustrations concuent tout spécialement pour eux.

Les inscriptions sont closes
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#expo  haiga et haïku

Heure et lieu

01 oct. 2021, 19:30 – 03 nov. 2021, 23:30

Grenoble, 3 Rue d'Alembert, 38000 Grenoble, France

À propos de l'événement

Le haiga

Le haiga ou « dessin haikai » : une particularité de l’art poétique japonais. Le reflet d’un haïku dans une illustration conçue pour lui. « Le même pinceau, la même encre. »

Parfois, oeuvre d’une même personne, à la fois peintre et poète : Bashô, poète, semble compléter certains de ses haïkus d’un haiga de sa propre main, alors que Buson, peintre, paraît avoir écrit pour illustrer sa peinture.

Parfois, collaboration de deux artistes différents mais unis dans la même sensibilité : le même Bashô demandera à un de ses élèves d’illustrer ses textes.

Reflets l’un de l’autre, poète et peintre se répondent tout en restant chacun parfaitement indépendant, parfaitement suffisant.

Haïku et haiga connaissent l’harmonie lorsqu’ils sont tracés d’une même intention, d’une palette unie : ainsi, le présent

ouvrage, où l’ajout d’une image à un court texte nous a, à tous deux, semblé naturel. Ils se répondent, se confortent l’un de l’autre, s’éclairent l’un par l’autre.

Choix d’une même encre noire, d’un même vocabulaire pictural minimal, de la technique du monotype dans sa sobriété

hasardeuse, délibérée : le moins pour exprimer la simplicité del’existence… d’un chat.

Le haiga

Gabriel Ducrocq 

Qui n’a jamais eu un chat ?

Ne serait-ce qu’un instant ? Parfois court, parfois plus long. Un ronron de chat autour de vos jambes, non ?

Un jeu de cache-cache, sous la voiture, afin de préserver sa

parfaite discrétion à votre regard ?

Qui n’a jamais vu un chat blotti au milieu d’un champ, persuadé de son invisibilité ?

Oui, celui-là : ce chat qui frotte intensément ses moustaches contre votre maison, votre voiture ; ou celui qui plie sous ses rondes babines les frêles tiges de vos plantes tant chéries.

Ce chat qui fuit à votre passage, celui qui geint au beau milieu de la nuit, vous sort de vos rêves ; ou celui qui vous invite à le caresser.

Oui, c’est bien ce chat, ces chats ! Ces chats rencontrés au hasard, au coin d’une ruelle ; chez des amis ; ou celui qui partage votre foyer.

C’est eux qui m’ont invité à leur rendre hommage par ces images illustrant ce livre.

Quarante-et-une saynètes, témoins d’un moment que j’ai vécu,

en rêve ou dans la vie, je ne sais plus vraiment ;

vous les reconnaîtrez sûrement ! Faites attention !

Il y en a juste un entre vos mains !

Transcrire un haïku en image

Le Haïku

Un tercet : trois lignes. Composée chacune de quelques mots, rarement plus de cinq. Une forme toute particulière, ramassée sur elle-même, dense. Un insecte vivant posé sur l’étendue d’une surface blanche. Forme discrète, modeste, petite flaque signifiante en elle-même de l’irruption d’une pensée dans le vide et la blancheur de l’incréé. Minuscule présence. Dans un premier temps, infimes traits sans signification particulière. Seulement traces d’encre. Seulement image d’une intention de sens : un griffonnage. Mais, à se rapprocher, à lire,transcription en mots d’une sensation très  ténue, d’une concision extrême, proposition à un voyage immédiat : le haïku.

Dans cet espace, l’esprit comme l’oeil peuvent aller de la trace à

la peinture, puis au texte. En un continuum. Ils circulent. L’image

se met à produire du sens. De même que la noirceur de l’encre,

son aspect dilué, transparent ou noir profond, son tracé, les mots

peuvent porter plus ou moins d’opacité ou de clarté.